Le questionnaire de mi-parcours pour le Big-RAT

Publié le par Chrestomanci

1. Combien de livres lus pour le moment ? Soit combien de pages ?

2. Le plus dur va commencer, réussir à tenir toute la nuit, qu'avez-vous prévu pour lutter contre le sommeil ?

3. Pour le moment est-ce que vous ne regrettez pas d'avoir opté pour le Big Challenge plutôt que pour celui de 12h ?

4. Comment vous sentez-vous?
5. Pensez-vous tenir jusqu'à la fin?

Publié dans Questionnaire

Commenter cet article

nounours 20/02/2010 23:02


Bousoir,

Je n'ai lu qu'un seul livre à cette heure tardive:

"L'homme qui m'aimait tout bas " d'Eric Fottorino".

Ce livre est comme l'écrit le narrateur comme "un roman des origines".

Ce livre m'a beaucoup plus ¨même si le titre est très poètique, la réalité du narrateur en tout autre.
Le narrateur écrit comment son père en est venu à se tirer une balle dans la gorge. Il cherche à comprendre ce qui l'a conduit à ce geste fatal et, paradoxalement et parallèlement, le narrateur
opère un retour sur le temps, depuis que son père "l'a adopté et su l'apprivoiser... l'aimer".
Il écrit : "Ce père tout neuf était ma terre ferme". Le racisme, son divorce..., son départ à la retraite obligatoire, "sa perte de statut " et donc perçu par son père "comme la perte de sa raison
d'être", douloureuse. Son métier de kinésithérapeute était toute sa vie car "il aimait que l' ait besoin de lui". Outre cela " sa déclaration en faillite personnelle " et l'humilation qui s'en
suivi : "ancrée sur le papier" c'est à dire les journeaux, son refus de vieillir peut-être...Bref...malgré tout, le narrateur confesse son bonheur d'avoir été aimé par un tel père: "Tu m'aimais
tout bas, sans effusion, comme on murmure pour ne pas troubler l'ordre des choses. Tu m'aimais tout bas, sans le dire, sans éprouver le besoin d'élever la voix...C'était si fort- la force de
l'évidence - que tu ne l'aurais pas crié sur les toits...Il écrit de façon très fines de belles chose en hommage de son père qui lui manque.

Reste pour le narrateur que finalement, il avoue tacitement être passé auprès de sa détresse. En effet, il avoue qu'ils auraient du se "parler",qu' "ils restaient à la surface là ça ne risquait
rien"..."On commentait le temps qu'il faisait pas celui qui nous éloignait".

Je reste sur ce constat qui me chavire le coeur: Avec mes parents nous faisons de même!
Eric Fottorino écrit dans un style "classique? " Je ne sais pas.
ps :Warning: ne faites pas comme moi!
a+
Nounours.